Scorpions est un groupe allemand, aux multiples influences initiales telles que les Rolling Stones, les Beatles, mais ces dernières vont
rapidement évoluer. Leur premier album, Lonesome Crow, est fortement teinté du rock psychédélique alors en vogue en Allemagne (nommé le Krautrock).
C'est avec leur deuxième album, Fly to the Rainbow, que le groupe va commencer à dégager le son déjà plus hard rock pour lequel ils sont connus. Mais c'est réellement avec l'album suivant, In
Trance, que Scorpions se détache définitivement des racines purement psychédélique pour clairement se définir dans le hard rock. À cet époque leur son est déjà assez unique grâce au jeu de
guitare du virtuose Ulrich Roth, influencé par Jimi Hendrix et le néo-classicisme que l'on peut retrouver chez Deep Purple à cette époque. Leurs influences sont néanmoins reconnaissables: ce sont des groupes comme Led Leppelin, Deep Purple,
Blue Oyster Cult ou Jimi Hendrix. Scorpions est considéré comme l'un des pionniers du hard rock, l'instigateur de la productive scène hard rock allemande et le meilleur groupe de hard rock
d'Europe continentale. Le groupe est le premier avec Queen à avoir reçu un Echo award pour l'ensemble de sa carrière, en 1992. Scorpions a une telle force musicale, qu'il suscite l'engouement de
ses fans, depuis les années 1970.
Par les paroles du morceau "Humanity", et comme il l'avait déjà fait avec "New Generation" sur l'album
précédent, Klaus Meine, du groupe Scorpions, nous exprime ses craintes quant à l'avenir de l'Homme et à la direction dans laquelle notre société est en train de s'engager, que ce soit par rapport
aux inégalités sociales, aux problèmes humanitaires ou encore et surtout aux questions écologiques. Pour traduire, ici, le message c'est "l'Humanité part en couille", et ce à un tel point que
Klaus Meine lui adresse ses adieux, en 4 langues différentes. Un morceau aux paroles graves donc, abordant un thème important et exprimant des craintes partagées, au fond, par le monde
entier...
Le passage du pont (ou du 4ème couplet, question d'appréciation) est particulièrement intéressant. Musicalement, d'abord, c'est le passage où les instruments classiques se font
le plus présents, pour donner une ambiance épique de grande catastrophe qui colle particulièrement bien aux paroles : il est question de tempête et d'innondations, et, élément intéressant et
certainement pas anodin, la phrase "Les eaux se lèveront pour vous engloutir" ("The water's gonna rise and pull you under") semblent faire à la fois référence au mythe biblique du Grand Déluge
(Noé, l'Arche...) ET aux craintes des possibles conséquences du réchauffement de la planète (fonte des glaces aux pôles entraînant une montée des mers recouvrant une partie des terres), on peut
donc en tirer une idée globale de "châtiment divin" pour punir l'humanité de ses crimes et de tout ce qu'elle à fait subir à la planète qui l'accueille.
De plus, Klaus Meine exprime avec pessimisme dans les deux dernières lignes de ce pont ("rien ne pourra nous faire changer et personne ne nous sauvera de
nous-mêmes") que de toute manière, tel qu'il est, l'Homme ne pourra pas faire demi-tour et prendre une voie plus saine. L'Humanité est vouée à sa perte, et elle refuse, alors qu'elle en a la
possibilité, de rebrousser chemin.
Quoiqu'il en soit, et en attendant la fin du monde, 2007 pourrait donc bien être l'année du VRAI retour des Scorpions sur la scène internationale avec une bonne dose
d' "Humanity - Hour 1"...
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